Pourquoi travailler avec des props blancs ?

Défis culinaires, Photographie culinaire

Après une petite trêve, je reviens sur le blog avec un billet qui servira de guide aux participant(e)s de la 27ème Foodista Challenge que j’organise. Hé oui mes loulous, vous ne croyez tout de même pas que votre parrain va vous laisser dans la nature comme ça après avoir pondu le sujet ?!

madeleines et thé sur fond blanc

Je n’avais pas prévu de poster les choses dans cet ordre dans ma rubrique photographie culinaire mais ce n’est pas plus mal. Du coup, vous aurez l’occasion d’appliquer les quelques astuces que je vais vous donner pour faciliter votre partie « shooting ». J’ai rédigé cet article pour guider les participants à la Foodista Challenge mais tout(e) novice en la matière peut s’en inspirer.

Tout d’abord, qu’est ce qu’un « prop » ? Beaucoup de gens m’ont posé la question car j’emploie énormément ce mot. Je l’ai découvert au tout début sur Flickr à travers les échanges sur les groupes de discussion et apparemment, ça fait partie du jargon anglais chez les photographes culinaires/lifestyle. Je ne suis pas sûr qu’il y ait une traduction 100% exacte alors je vous donne ma version.

Un « prop » est un élément qui contribue à booster la qualité artistique d’une photo culinaire.

Vous avez donc en priorité tout ce qui est vaisselles, couverts, verrerie, textiles et autres éléments constituant l’Art de la Table.

Mais vous voyez très bien que de nos jours, la photographie culinaire ne se cantonne plus uniquement à l’ambiance « sur la table »; avec le temps, elle s’oriente petit à petit vers du « lifestyle » et donc tout ce qu’il y a en dehors de la table. De ce fait, les objets décoratifs en arrière plan, bien qu’ils ne soient pas de la famille de l’Art de la Table, sont (pour moi) également des « props ». Par exemples, les vases, les fleurs (qu’elles soient vraies ou fausses), des vieux bouquins empilés, les chaises, les guirlandes pour une ambiance festive, les objets vintage …. bref, tout objet participant à donner une harmonie dans la photo.

Ensuite, si je vais gratter plus loin, vous avez aussi parmi les « props », des éléments qui sont fabriqués, bricolés, insérés ponctuellement le temps d’une séance de prises de vue, je pense donc aux planches de bois, aux bouts de papier peint ou tout support servant de fond. Ils sont là uniquement pour la photo, ce sont donc des « props ».

Vous me comprenez maintenant lorsque je vous parle de « props » ? 🙂

props blancs

Alors maintenant, je vais vous expliquer pourquoi je vous ai demandé de ne travailler qu’avec des props blancs dans les règles de la 27ème Foodista Challenge.

** Les props blancs embellissent **

Il n’y a qu’à jeter un œil dans le Yannick Alleno Magazine (Yam) où la plupart des photos sont prises sur fond blanc. Le blanc permet de mettre en valeur tout ou presque tout type d’aliment et de faciliter la lecture d’un dressage. On ne peut pas commettre de faute de goût avec le fond blanc car le sujet sera toujours mis en valeur.

Personnellement, je suis un grand fan du style de photographie de Donna Hay où le blanc devient pétant dans le fond grâce au jeu des lumières. En plus de mettre le sujet en valeur, ses photos apportent une sensation de bien-être. Je me suis orienté vers ce type d’ambiance dès le début et cela explique mon affection particulière pour les « props » blancs.

Dans le cas précis de la Foodista Challenge, vous n’avez pas besoin de placer beaucoup d’éléments et de passer du temps à sélectionner vos props. Vous vous concentrez ainsi sur la réalisation de la recette et le dressage.

madeleines2

** Les props blancs sont faciles d’accès ** 

Si j’ai demandé de travailler avec que du blanc, c’est parce que je sais que certains d’entre vous n’ont pas (encore) une grande collection de props. Mais tout le monde a forcément une assiette blanche, un bol blanc, une serviette blanche, une nappe blanche ou même des feuilles de papier A4 blanc (pour éventuellement faire le fond si vous n’avez pas de nappe), non ?

Si vous n’en avez pas, ce n’est pas grave car je disais que la vaisselle transparente pouvait aussi faire l’affaire et que les couverts pouvaient être de couleur « argent » (les plus basiques qu’on trouve chez soi). Mais faites tout de même en sorte que le fond soit blanc avec une nappe, une serviette dépliée ou des feuilles A4 alignées.

Et si jamais vous souhaitez acheter quelques props, sachez que vous n’avez que l’embarras du choix. Certaines enseignes vendent de la qualité pour des prix tout à fait raisonnables. Je pense à Ikea, Hema … ou même dans le rayon vaisselles de votre supermarché. Optez pour des modèles unis, aux lignes pures et simples que vous pourrez réutiliser plus tard.

props blancs et photographie

** Les props blancs illuminent **

L’un des nombreux avantages de travailler avec du blanc c’est qu’il peut compenser le manque de luminosité.

En hiver, il est toujours un peu compliqué de travailler avec une exposition naturelle correcte. Les props blancs qui entourent votre sujet servent ainsi de réflecteurs**. Pour ces madeleines par exemple, je n’ai pas eu besoin d’utiliser de réflecteurs car l’assiette blanche et la serviette pliée en dessous réfléchissent suffisamment de lumière déjà.

Les props blancs apportent donc ce petit plus d’éclat en complément de réflecteurs quand la luminosité naturelle est insuffisante.

** Quelques précisions pour la Foodista Challenge **

Ne vous compliquez pas la vie. Faites au plus simple pour la mise en scène. Je ne veux surtout pas que ce détail vous retire votre plaisir de cuisiner et de participer à cette rencontre. Mais si vous trouvez cet exercice stimulant et que vous voulez vous surpasser, faites péter et exprimer vous à fond !

Du moment que l’ensemble du décor présente une ambiance dominante « blanche », pour moi, c’est OK.

J’ai aussi suggéré à ceux qui possèdent un stock de « props » plus confortable de faire un autre monochrome, si ils le souhaitent, bien évidemment. L’essentiel c’est de vous faire plaisir et de vous amuser avec les couleurs. Évitez cependant les couleurs trop vives qui risque de piquer la vedette à la star.

Lorsque vous êtes en manque de lumière au moment de la prise de vue, placez votre sujet le plus près possible de la fenêtre. Suivant les zones d’ombre que vous voulez éclaircir, utilisez votre réflecteur de lumière sous le bon angle.

** Oulala ! Qu’est-ce qu’un réflecteur ? Ne stressez pas. Un réflecteur peut tout simplement être une feuille de papier blanc A4, un petit bloc de polystyrène, ou vous-mêmes, si vous portez un haut blanc ! Tout ce qui est blanc illumine ! Pour voir mes photos de « Behind the scene » qui illustrent mes dires, allez dans mon Pinterest.

***

Voilà, je pense avoir fait le tour du sujet. N’hésitez pas si vous avez des questions !

J’espère que vous serez encore plus nombreux à participer et n’oubliez pas de partager cette info qui serait susceptible d’intéresser vos autres ami(e)s de la blogosphère.

Je vous dis à bientôt dans 2 semaines jour pour jour avec chacun(e) son œuf ! 🙂

Si cela peut vous rassurer, à l’heure où j’écris ces quelques lignes, je n’ai encore rien fait. Je ne sais même pas ce que je vais présenter exactement 🙂

Faut-il acheter un reflex pour faire de la photographie culinaire ?

Photographie culinaire

C’est bientôt Noël et à l’approche des soldes d’hiver, beaucoup d’entre vous sont sûrement en train de se poser cette question devant les promotions alléchantes.

bouchées aux amandes et café

Bouchées aux amandes et le café – Compact Canon 2006

 

Vous êtes sûrement tiraillés entre l’excitation, la culpabilité et le rappel à la raison.

J’avais acheté mon petit reflex Nikon D40x durant les fêtes de fin d’année 2007. C’était une entrée de gamme en promo mais ce n’était pas donné non plus. Cela me demandait donc réflexion. J’étais limite en panique car c’était le plus gros cadeau que j’allais offrir à moi-même. J’avais commencé à faire de la photographie culinaire fin 2006 et presque 1 an plus tard, je voulais déjà m’acheter un reflex.

« Est-ce raisonnable vu le prix ? »

« Est-ce trop tôt ? »

« Ne devrais-je pas plutôt attendre que mon bridge rende l’âme avant ? »

« En ai-je réellement besoin ? »

« Et si je m’en lassais par la suite ? »

Telles étaient les questions que je me posais à l’époque.

Aujourd’hui, je peux vous dire que je ne regrette absolument pas d’avoir acheté mon reflex et que je m’en sers bien sûr encore.

Je reviens donc avec recul sur cette grande question :

« Devrais-je acheter un reflex pour faire de la photographie culinaire ? » 

champignons farcis

Champignons farcis au lard et chèvre – compact Canon 2006

Dans l’absolu, je répondrai « Oui, c’est mieux d’avoir un appareil reflex » mais, tout dépend de ce que vous voulez en faire.

Vous êtes encore novice ? Vous pensez qu’un reflex vous aidera à prendre de splendides photos ? Alors vous partez du mauvais pied.

Le reflex améliore la qualité brute de l’image certes mais le plus important, c’est votre regard.

Si votre regard n’est pas prêt, vous aurez beau acheté tout le meilleur matos du monde, cela n’améliorera pas la qualité « artistique » de vos photos. Culinaire ou non culinaire d’ailleurs. Le reflex n’est pas le matos miracle ! 

Tiramisu au thé vert matcha

Tiramisu au thé vert – compact Canon 2006

 

Je ne vous conseille donc pas d’acheter de reflex dans l’immédiat si vous commencez tout juste à vous intéresser à la photographie… à moins d’être pleins aux as et de n’avoir rien d’autre sous le coude.

Je connais beaucoup de gens qui ont acheté un reflex sur un coup de tête, et pas le moins cher, et qui au final ne s’en sont servis que le temps d’un voyage. Leur reflex ont par la suite pris la poussière. De l’argent jeté à la poubelle et un appareil au potentiel gâché.

Identifiez bien vos besoins. 

Pour ce qui est du regard et de la démarche Artistique en photographie culinaire, je vous invite à lire mon article d’introduction en la matière « Qu’est-ce que la Photographie Culinaire au juste ? ».

Quant aux besoins, je vais vous raconter comment j’ai perçu les miens durant mon parcours. Vous vous reconnaîtrez sûrement à un moment donné. Vous y verrez plus clair et votre démarche sera plus sûre par la suite.

vermicelle curry

Vermicelles de riz au curry – compact Canon 2007

 

Si vous avez lu le billet qui raconte mes débuts, vous savez que j’ai eu le déclic un jour, en voyant des photos culinaires sur Flickr. A partir de ce moment là, je me suis mis en immersion totale dans les tests de photographie culinaire, équipé de mon petit appareil compact Canon. Très vite, je suis passé des « food snapshots » aux photos plus réfléchies. Eclairage naturel, cadrage, arrière plan et impression artistique entraient alors en ligne de compte dans mes compositions. J’étais plutôt content des résultats mais lorsque je comparais mes photos à celles que je voyais sur le net, ça n’allait plus. Je ressentais vraiment les limites d’un compact. C’était en novembre 2006.

 

Cake aux pommes vertes - Bridge Konica Minolta 2007

Cake aux pommes vertes – Bridge Konica Minolta 2007

 

Printemps 2007. Mon petit compact m’a lâché en succombant aux nombreux tests que je lui faisais subir. Je suis resté 1 mois sans pouvoir faire de photographie culinaire. Il ne me venait pas du tout à l’esprit de m’acheter un reflex à ce moment là. La photographie me manquait mais je ne pouvais pas me permettre de prendre un reflex. C’était certes cher mais j’aurais très bien pu me le payer en me restreignant au niveau des autres dépenses.

Ce qui me freinait était la question suivante « Est-ce que la photographie culinaire est réellement une passion pour moi ? ». J’avais juste peur que ce soit passager et que je m’en lasse par la suite. Il était hors de question de casser ma tirelire inutilement.

Peu de temps après, ma mère a décidé de me donner son bridge, un Konica Minolta. Un peu défectueux par moment mais j’en étais hyper content. Il y avait la possibilité de bien zoomer et de faire la balance des blancs. La résolution de l’image était bien meilleure. C’était donc reparti pour un tour, les tests pouvaient donc reprendre. Je progressais très vite en matière de stylisme culinaire et les photos ressemblaient enfin à quelque chose.

Fruits Tropicaux - bridge Konica Minolta 2007

Fruits Tropicaux – bridge Konica Minolta 2007

 

La passion grandissait de jour en jour et je ne faisais presque plus que ça en semaine après le travail et le week-end. Le matin, je me levais en pensant au shooting après mon travail. Le soir, je potassais les livres de recettes avant de m’endormir… cette passion était vraiment réelle et faisait partie de ma vie.

Bien que j’étais content des résultats obtenus et que certaines de mes photos ont finalement réussi à faire la Une sur Flickr, quelque chose me frustrait encore. Je faisais vraiment une fixation sur la « Profondeur des champs » ou de façon plus explicite, le jeu de flou très prononcé qui aide à donner ce côté artistique aux photos. Le bridge que j’avais ne me permettait pas de faire ça. Il me fallait un reflex. Vraiment. C’était un besoin pour aller plus loin dans ce que je fais.

Fish cakes - bridge Konica Minolta 2007

Fish cakes – bridge Konica Minolta 2007

 

Fin décembre 2007, j’ai franchis le cap après m’être posé encore et encore les questions citées au début de cet article. Le reflex que je convoitais était en promo, c’était le moment idéal. Je savais aussi quel objectif il me fallait pour avoir ce fameux jeu de flou tant désiré, le fameux 50mm f1.8 !

Une fois chez moi, je ne pouvais plus attendre et je précipitais pour faire les premiers tests… C’était vraiment un autre monde. Je sentais que j’allais pouvoir améliorer mes photos et que d’autres possibilités créatives allaient s’ouvrir à moi grâce à ce nouvel équipement.

Cette passion est encore là au jour d’aujourd’hui, à l’heure où j’écris ce billet. Je prends toujours autant de plaisirs à ce faire ce que je fais.

Je n’aurais jamais acheté de reflex directement sans passer par les cases compact et bridge. A chacune des étapes, j’ai pu apprendre les fondamentaux avec ce que j’avais et à identifier mes besoins. C’est précisément grâce à ce parcours d’apprentissage que j’ai su exploiter mon reflex par la suite.

Tout cela pour dire que « Oui, c’est mieux d’avoir un reflex pour faire de la photographie culinaire » mais, si vous débutez et que vous avez un compact, un bridge ou un smartphone, entraînez-vous d’abord avec pendant un certain temps. Ces appareils sont de très bonne qualité de nos jours et pourraient peut-être vous convenir dans ce que vous voulez faire si vous apprenez à mieux les exploiter. Le reflex ne vous aidera pas faire de miracle si vous n’avez pas encore de « démarche artistique » (chose la plus primordiale). Prenez donc un reflex lorsque vous êtes sûr de ce qu’il peut vous apporter dans vos photos. Et bien sûr, si vous avez les moyens, rien ne vous empêche de prendre un reflex de suite…

Gâteau fraise ananas - bridge Konica Minolta 2007

Gâteau fraise ananas – bridge Konica Minolta 2007

 

Il n’y a pas vraiment de règle absolue tout compte fait. Tout le monde n’a pas besoin d’un reflex pour s’épanouir dans l’Art de le Photographie Culinaire. Instagram est le meilleur des exemples. Certains membres blogueurs de Flickr ont laissé leur reflex de côté pour exprimer leur talent sur Instagram à l’aide des images prises avec leur smartphone. L’équipement n’est plus le même mais le regard du photographe demeure dans leur travail, ça se reconnait.

J’espère que ce billet vous aidera mieux à voir les choses si vous êtes en pleine période d’hésitation. N’hésitez pas à partager et à me faire savoir si vous avez aimé 🙂

Qu’est-ce que la Photographie Culinaire au juste ?

Photographie culinaire

moelleux banane chocolat

Vous voulez vous lancer dans la Photographie Culinaire ? Il est donc « très » important que vous sachiez ce que c’est exactement.

Beaucoup de novices en la matière pensent faire de la photographie culinaire en postant des photos de leur repas ou de leur dernier chef d’œuvre culinaire et demandent des avis dans les groupes de discussion dédiés à cette discipline. Dans la majorité des cas, ce sont des photos qui à vue d’œil, ont été prises en quelques secondes juste avant de passer à table.

Ce n’est hélas pas de la Photographie Culinaire ! 

Je ne les dénigre pas du tout car j’ai moi-même commencé comme ça et je sais ce que c’est, croyez-moi ! Il suffit juste de voir le billet qui parle de mes débuts. Moi aussi, je trouvais que mes photos étaient très jolies et j’en étais presque fier.

Je me dis que ces novices aussi ont donné le meilleur d’eux-mêmes avec leurs moyens et leurs connaissances pour produire leurs photos. En demandant conseil aux plus aguerri(e)s, ils (ce mot est plus juste) ont ce désir de progresser et d’améliorer leur technique en photographie. C’est vraiment tout à leur honneur !

Si vous vous reconnaissez dans les paragraphes précédents, sachez que c’est à vous que je dédie ce billet voir même toute ma rubrique « Photo culinaire« .

Sachez que je ne vous prends pas de haut ! Moi-même, bien que j’aie beaucoup progressé depuis, je suis en train d’apprendre tous les jours et je crois que c’est sans fin. C’est ce qui est le plus passionnant quelque part…

Prenez donc ce billet comme une introduction et lisez bien la suite.

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Je veux que vous compreniez qu’il y a bien une différence entre prendre « un » plat cuisiné en photo et prendre « le » plat cuisiné en photo même si dans les deux cas, on respecte la définition de la photographie culinaire { Prendre un aliment en photo }.

Mais dites-vous bien qu’il y a une différence primordiale entre les deux cas : « votre état d’esprit » vis-à-vis du sujet à prendre en photo. Il y a beaucoup de tutos sur le net prodiguant les milles et une règles pour bien réussir vos photos mais selon moi, il manque toujours cette partie qui parle du rapport entre le « photographe » et le « sujet ».

J’entends certains me dire « Quel rapport ? Mais tu es cinglé ?! »

Pas du tout, vous avez bien lu.

Votre approche et votre état d’esprit jouent un rôle important si vous voulez vraiment (mais vraiment !) progresser. Autrement, si ces quelques lignes ne vous évoquent rien du tout, c’est que ce billet ne vous concerne peut-être pas et rendez-vous sur ma rubrique « Recettes » 🙂

Revenons à nos moutons !

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Cookies Snapshot 2005 – message : « J’ai fait des cookies et je vais les manger ! »

Prendre une photo rapide de ce que vous mangez à un instant T, cela s’appelle du « Food SnapShot ». Cela ne prend généralement que quelques secondes (ou quelques minutes tout au plus) à réaliser. Le sujet est bien cadré, en plus ou moins gros plan, avec ou sans flash … peu importe, c’est validé du moment que l’image est nette et qu’on voit clairement ce que nous nous apprêtons à manger. En aucun cas, c’est de la photographie culinaire, que ce soit fait avec un téléphone portable, un appareil compact, un bridge ou même un reflex ! Dans ce cas précis, l’image que vous renvoyez avec votre photo c’est « Vous voyez ce que je vais manger ? » (le verbe « voir » ou « apercevoir » sans trop y prêter d’attention).

cookies_duo_blog

Duo de cookies – 2015- message : « Ça sort du four, rejoignez-moi pour un goûter tout doux 🙂 »

Faire de la Photographie Culinaire c’est adopter une démarche « Artistique ». C’est inviter le spectateur à contempler, à entrer dans un univers que vous avez créé de toute pièce, montrer le meilleur de votre sujet et faire rêver avant tout. Tout ça à partir de vos photos.

Est-ce que vous voyez la différence entre les deux cas maintenant ?

croustade-saumon

Regardez de nouveau vos photos et demandez-vous si elles vous procurent tous les effets cités plus haut ? Soyez honnête avec vous-mêmes.

Si vous avez bien compris où je veux vous emmener alors j’ai accompli une grande partie de ma mission à travers ce billet.

Pour le moment, je sépare bien ces deux catégories mais par la suite, vous verrez que la limite peut être très infime. Il y a bien sûr des Food Snapshots « artistiques » qui peuvent tout à fait entrer dans la catégorie de Photographie culinaire. Mais pour cela, une fois de plus, il faut travailler sur votre état d’esprit. Ça se joue parfois à pas grand chose.

Faire de la Photographie Culinaire ne consiste donc pas simplement à appuyer sur le bouton de votre appareil photo.

Derrière chaque photo que vous voyez dans ce billet, il y a eu une réelle réfection et un travail qui ne se fait pas en quelques minutes. Même pour une simple tasse de café.

Outre le fait de cuisiner et de bien réussir votre réalisation, il faut prendre en compte :

  • le choix des contenants (pour mettre en valeur le sujet)
  • le dressage dans le contenant (ba oui, quand même !)
  • le choix judicieux des « props » (comprenant vaisselles diverses et autres éléments entrant dans la photo)
  • l’harmonie des couleurs (un sacré exercice ! pas évident mais tellement amusant)
  • la cohérence entre tous les éléments cités (hé oui ! il suffit pas de tout piocher et brasser ensemble)
  • l’ambiance générale ressentie (faire imaginer ! faire rêver ! faire voyager !)
  • l’impression artistique retranscrite (c’est pas du patinage artistique mais on n’est pas loin)
  • le shooting lui-même (choix de lumière, de l’angle, de l’arrière-plan et tous les détails techniques)
  • le post process des photos (traitement des photos sur logiciel) dans le but de mieux faire ressortir le sujet

Oui, c’est du boulot tout ça mais n’ayez pas peur. Si vous aimez et si vous souhaitez progresser. Cela se fera naturellement sans même que vous en ayez conscience.

coffee-time

Avec cette introduction, j’espère que vous avez compris cette notion d’état d’esprit et que cela a réveillé en vous cette flamme (si vous ne l’aviez pas encore) qui m’anime depuis 10 ans maintenant.

N’hésitez pas à partager ce billet avec vos amis qui souhaitent eux-aussi se lancer dans la Photographie Culinaire sans vraiment savoir comment s’y prendre. Cette rubrique vous est dédiée, n’hésitez donc pas à me faire part de vos ressentis. J’ai besoin de savoir tout ça pour continuer à écrire des guides utiles et surtout à choisir les sujets de billets adaptés.

Je vous dis à très bientôt.

Mes salutations avec Gourmandises 😉

** RAPPEL **

J’ai écrit ce billet pour les novices qui postent des « snapshots » sans le savoir et qui n’ont jamais eu les réponses escomptées dans les groupes de discussion.

Du moment où ils demandent avis et conseils, je considère qu’ils veulent s’améliorer. C’est donc pour cette raison que je me permets de leur adresser ce billet.

Ensuite, une fois de plus, je ne dénigre pas les snapshots. On peut même très bien exceller en snapshots. Tout dépend des besoins et des aspirations de chacun 🙂